
La France compte environ 600 équithérapeutes en exercice, un chiffre qui reflète l'essor des soins par la médiation animale[1].
Qu'est-ce que l'équithérapie
L'équithérapie est un soin psychique et corporel qui utilise la médiation avec le cheval, encadrée par un thérapeute formé. Elle vise à accompagner la personne dans ses difficultés émotionnelles, physiques ou relationnelles[2].
Le cheval agit comme médiateur : sa présence, sa chaleur et ses réactions ouvrent un espace relationnel différent du cadre de soins classique. La séance peut se dérouler à pied ou à cheval, toujours dans le cadre d'un projet thérapeutique personnalisé[3].
Équithérapie, hippothérapie, médiation équine : quelles différences
Les termes voisins prêtent souvent à confusion, d'autant que leurs frontières restent peu consensuelles[2]. Trois approches se distinguent néanmoins par leur finalité.
La médiation équine est une démarche non thérapeutique qui s'appuie sur la présence du cheval pour favoriser le bien-être et le lien à soi et aux autres, dans un cadre éducatif, social ou préventif[4]. L'hippothérapie relève de la rééducation et de la réadaptation motrices assistées par le cheval. L'équithérapie, elle, concerne les soins psycho-corporels et s'appuie sur un professionnel du secteur médico-social[4]. Cette logique de médiation s'inscrit dans d'autres approches de soins complémentaires.
Les bienfaits de l'équithérapie
Sur le plan physique
La position sur le cheval sollicite les muscles posturaux et l'équilibre. Les mouvements rythmés de l'animal reproduisent une démarche proche de la marche humaine, ce qui aide à développer la coordination et la motricité fine[3].
Sur le plan psychique et social
Une étude publiée dans le Journal of Autism and Developmental Disorders a montré que l'équithérapie aide les enfants autistes à développer de meilleures compétences sociales, avec une communication plus fluide et une meilleure gestion des interactions[5]. Des travaux parus dans Occupational Therapy in Mental Health rapportent une hausse de la confiance en soi et de l'autonomie chez des personnes souffrant de dépression ou de troubles de l'attention[6].
Sur l'échelle de validation scientifique des thérapies complémentaires pour l'autisme, l'équithérapie est classée comme « prometteuse »[6]. Les auteurs soulignent toutefois la nécessité de recherches plus rigoureuses, et l'équithérapie se présente comme un accompagnement complémentaire, jamais comme un traitement de substitution.
À qui s'adresse l'équithérapie
L'équithérapie concerne les personnes en demande de soins dans les domaines de la pathologie physique ou mentale, ainsi que celles présentant des difficultés psychiques comme la dépression, les troubles du comportement alimentaire ou les addictions[3]. Les enfants, les adolescents et les adultes peuvent en bénéficier.
Les séances se déroulent dans des centres équestres adaptés, des établissements médico-sociaux comme les instituts médico-éducatifs, des hôpitaux, des associations de médiation ou en cabinet privé[1]. Ce travail sur le lien et l'émotion croise celui d'autres médiations, comme l'art-thérapie.
Le cadre du métier d'équithérapeute
L'équithérapie n'est pas réglementée en France et son exercice est libre : les diplômes existants ne sont pas reconnus par l'État[1]. Une séance est généralement facturée entre 40 et 70 euros, l'équithérapeute fixant librement ses honoraires[1].
| Situation | Revenu indicatif |
|---|---|
| Séance individuelle | 40 à 70 euros |
| Débutant salarié (médico-social) | 1 500 à 1 900 euros brut/mois |
| Indépendant après 3 à 5 ans | 1 800 à 2 800 euros net/mois |
Les revenus restent modestes et souvent partiels : moins d'un quart des professionnels exercent l'équithérapie à temps plein[1]. Beaucoup combinent cette activité avec un métier de la relation d'aide ou du soin.
Comment se former à l'équithérapie
L'accès au métier repose sur une double compétence : une base solide dans la relation d'aide et un bon niveau équestre. Les formations certifiantes d'équithérapeute s'adressent en priorité aux professionnels de la santé, du médico-social et de la relation d'aide[7].
Les prérequis
Les cursus de référence demandent un niveau équestre minimum de type Galop 5 à 6 et un socle professionnel dans le soin ou l'accompagnement[7]. La formation certifiante représente environ 600 heures réparties sur une à deux années, associant connaissance du cheval, étude des publics et techniques de médiation[7].
Construire un socle en relation d'aide avec Koréva Formation
Avant de se spécialiser dans la médiation équine, il est essentiel de maîtriser les fondamentaux de la relation d'aide et de la compréhension du psychisme. Koréva Formation propose une formation en psychologie à distance qui donne des repères utiles pour comprendre les troubles émotionnels et relationnels.
Pour accompagner spécifiquement les plus jeunes, souvent concernés par l'équithérapie, une formation en psychologie de l'enfant apporte des clés précieuses. Ces bases se complètent par des approches de médiation créative, comme la formation en art-thérapie, qui partage avec l'équithérapie la logique du soin par un support médiateur.
Points clés à retenir
- L'équithérapie est un soin psycho-corporel utilisant le cheval comme médiateur, encadré par un professionnel du médico-social.
- Elle se distingue de la médiation équine (non thérapeutique) et de l'hippothérapie (rééducation motrice).
- Des études montrent des bienfaits sur les compétences sociales des enfants autistes et la confiance en soi.
- La profession n'est pas réglementée ; une séance coûte de 40 à 70 euros et le temps plein reste rare.
- La formation exige une base en relation d'aide et un niveau équestre de type Galop 5 à 6.
Conclusion
L'équithérapie illustre la richesse du soin par la médiation animale, avec des bienfaits prometteurs sur le plan physique, psychique et social. Exigeante, elle suppose de conjuguer compétence équestre et solide formation à la relation d'aide. Pour bâtir ce socle, une formation en psychologie à distance avec Koréva Formation constitue une première étape cohérente avant une spécialisation en médiation équine.
FAQs
Quelle est la différence entre équithérapie et hippothérapie ? L'équithérapie est un soin psycho-corporel qui utilise le cheval comme médiateur pour accompagner des difficultés émotionnelles et relationnelles. L'hippothérapie, elle, relève de la rééducation et de la réadaptation motrice assistée par le cheval. La médiation équine, non thérapeutique, vise surtout le bien-être.
L'équithérapie est-elle efficace pour l'autisme ? Des études, dont une parue dans le Journal of Autism and Developmental Disorders, montrent une amélioration des compétences sociales et de la communication chez les enfants autistes. L'équithérapie est classée « prometteuse » sur l'échelle de validation scientifique, tout en restant un accompagnement complémentaire.
Combien coûte une séance d'équithérapie ? Une séance d'équithérapie est généralement facturée entre 40 et 70 euros. L'équithérapeute fixe librement ses honoraires, la profession n'étant pas réglementée. Le tarif varie selon le lieu, la durée et le fait que la séance se déroule en individuel ou en groupe.
Quels prérequis pour devenir équithérapeute ? Il faut généralement une base professionnelle dans la relation d'aide, la santé ou le médico-social, et un niveau équestre de type Galop 5 à 6. La formation certifiante représente environ 600 heures. Un socle en psychologie facilite l'accès à cette spécialisation.
Peut-on vivre du métier d'équithérapeute ? C'est possible mais exigeant : moins d'un quart des professionnels exercent à temps plein. Un débutant salarié gagne 1 500 à 1 900 euros brut par mois, et un indépendant confirmé 1 800 à 2 800 euros net. Beaucoup combinent l'équithérapie avec un autre métier du soin.
